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Le voyage comme cure de jouvence

Anne-marie B. - 19-04-2019

Oh, partir seule n’a pas été facile la première fois. Mon mari, mes amis, beaucoup ont essayé de m’en dissuader, mettant en avant les dangers et les mauvaises rencontres. Oui, ça existe. Mais il y a surtout les paysages sublimes, les belles rencontres, les beaux souvenirs, tout ce que l’on partage qui vous réconcilie avec un monde qui parfois perd la tête.

Alors pour commencer, j’ai décidé de faire le tour de la Bretagne où j’habite, par les chemins des douaniers le GR34. Pas très loin de chez moi, une semaine, histoire de me tester (et depuis, quinze jours chaque année). Je prépare bien mes étapes, recherche mes hébergements, me documente sur le parcours grâce au Topoguide des randonneurs. Enfin, pour calmer les inquiétudes de mon mari, je lui laisse une carte détaillée avec mention de mes étapes et hébergements - et chaque soir, à mon arrivée, un petit SMS pour le rassurer. J’envoie aussi quelques belles photos. Il sait que je suis prudente et ne prendrais aucun risque, et pour cela me fait confiance.

À chaque fois que je pars, je suis toute excitée mais aussi très lucide. Comme pour une voiture, la “mécanique” peut lâcher ou jouer des tours. Si pour la voiture, avant de partir, on fait une petite révision (gonflage des pneus, niveau d’huile, essence), il en va de même pour la mécanique humaine. Il est bon de faire quelques sorties en entraînement, vérifier ses chaussures et tester sa résistance. Après, lors de la randonnée, il y a tout un travail de détente, de prise de conscience de son corps, des sensations, de l’état d’esprit dans lequel on est, qui fait que l’on se sente bien et en accord avec les éléments qui nous entourent.

Au bout de quelques jours, tout se met en place naturellement et alors la sensation de plénitude apparaît. Ce qu’en pense mon mari ? Très réticent la première fois, il a compris ce que cela représentait pour moi. Je crois pouvoir dire qu’il est un peu fier de moi et mes fistons aussi. Je reviens en pleine forme, avec pleins d’histoires à lui raconter, de belles photos à leur montrer. Bon, je vais quand même vous l’avouer : bien que je me plaise beaucoup chez moi en Bretagne, les jours qui suivent mon retour. J’ai un cafard monstre ! Ça me fait penser à la petite déprime après l’accouchement, lors de la chute des hormones… heureusement, ça ne dure pas. Il faut se reconnecter au quotidien. Cette année, j’ai tellement bien déconnecté qu’il m’a fallu trois jours pour me souvenir du code de ma carte bancaire !

Faites-le. Il n’y a pas d’âge pour commencer. C’est une cure de jouvence.

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